Le sentier Blanc-Martel - GR4
Randonner sur le sentier Blanc-Martel
Ce sentier de randonnée de 15 Km environ est jalonné de difficultés techniques. Ne vous engagez pas sans deux litres d’eau minimum, un pied sur et bien chaussé et de quoi vous protéger contre le soleil et le froid.
Vous allez passer la journée au fond du canyon et son micro-climat, plus frais l’été et moins froid l’hiver, qui a permis à des plantes endémiques et exceptionnelles de s’installer et de survivre.
Le sentier Blanc Martel se faisait en deux jours, départ et arrivée à La Palud ou Rougon, sur plus de 30 Km. De nos jours, les accès routiers et un système de navette (en bus ou taxi) permettent de parcourir le sentier en environ 6 heures de marche.
Déconseillé aux enfants de moins de 8 ans – Interdit aux chiens
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La navette Blanc-Martel
Le Parc Naturel Régional du Verdon a mis en place un système de navettes (sur réservation) pour faciliter l’accès au Sentier Blanc-Martel.
Vous pourrez ainsi garer votre véhicule à La Palud sur Verdon, sur le parking de la navette – parking gratuit ouvert de 7h à 21h. Celui-ci se trouve route de la Maline, juste après le jardin d’enfants.
Le départ de la navette se situe devant l’hôtel Le Provence. Elle vous déposera au début du sentier, au Chalet de la Maline. Alors que vous aurez parcouru les 15 km du sentier Blanc-Martel, elle vous attendra au Point Sublime pour vous ramener au village.
Pour plus d’informations sur les dates de circulation, les horaires et les tarifs, c’est ici.
Un peu d'histoire
Quand on parle de la randonnée dans le Verdon c'est le fameux Sentier Blanc Martel qui vient de suite à l'esprit de tous... Peu nombreux sont ceux qui connaissent son histoire.
Monsieur Martel, Alfred-Édouard, était hydrogéologue de formation et spéléologue par passion. En ce début du 20ème, il est mandaté par le Ministère de l’Agriculture pour rechercher de nouvelles ressources en eau potable et d’irrigation pour alimenter la Provence et ses grandes villes, Marseille et Toulon. Il est donc arrivé dans le Verdon avec une petite équipe qu’il a complétée ici avec les gens du pays, notamment l’instituteur de Rougon, Isidore Blanc, guide et passionné de flore et faune.
3 bateaux, spécialement conçus pour l’occasion, et le ravitaillement étaient porté jusqu’à l’embarquement au Couloir Samson, la route n’existait pas.
Bien des aventures attendaient les hommes dans le grand gouffre sauvage, et ils en sortirent 4 jours plus tard, au niveau du Galetas (actuelle embouchure du lac), matériel perdu et bateaux détruits, mais sains et saufs ! On est en août 1905, c’est la première exploration réussie dans son intégralité du grand canyon du Verdon. A.E. Martel a relaté cet exploit dans « la France ignorée », livre rare de nos jours, mais vous pourrez retrouver tous les détails de cette extraordinaire aventure dans le livre de G Collomp, « La découverte des Gorges du Verdon », en vente à la Maison des Gorges.
Dès 1900, des projets hydroélectriques ont concerné les Gorges. La faisabilité d’un conduit forcé pour garder le Verdon à sa hauteur pendant les 25 km du Grand Canyon a été étudiée, et des travaux ont débuté pour creuser des tunnels dans un calcaire très dur, avec dynamite, pelles et pioches. Quelques mille hommes y ont travaillé jusqu’à ce que la première guerre mondiale les appelle. Le projet, trop titanesque, sera abandonné par la suite.
Ce n’est que dans les années 30 que le Touring Club Français ouvre la voie aux randonneurs en ouvrant un sentier qui descend de la Maline et sort au Couloir Samson (et le Point Sublime par la suite). Bien des difficultés étaient à surmonter sur un terrain très accidenté, dont la plus spectaculaire : la Brèche Imbert, nécessita l’installation d’échelles pour passer une faille de plusieurs dizaines de mètres de dénivellé. Ces fameuses échelles ont été remplacées à l’hiver 2012-2013 dans le cadre de la rénovation totale de ce sentier emblématique. Deux de ces tunnels qui étaient donc creusés pour faire passer le Verdon permettent de franchir les endroits les plus encaissés (Couloir Samson) en fin du sentier, les fenêtres n’étant rien d’autre que les trous d’où on évacuait les gravats à l’époque de leur construction.










