Les sources
Le réseau d’eau de La Palud sur Verdon est alimenté par 2 sources.
La source de Bonlau est la principale ressource en eau du village. Son débit moyen en hiver est de : m3/jour et de m3/jour en été.
La seconde est la source des Graniers, mais de moindre importance, son débit moyen en été est de 25 m3/jour. Celle-ci est « envoyée » vers le bassin d’alimentation en eau uniquement en cas de besoin. C’est à dire en cas de sécheresse ou de très grosse affluence touristique.
L’eau du réseau est contrôlé régulièrement selon les règles en vigueur.
La STEP
La station d’épuration (STEP) de La Palud sur Verdon a été construite en 1989. Ce genre de station n’existait pas dans les Alpes de Haute Provence, une visite a donc été organisée dans la Drôme pour en comprendre le fonctionnement.
Celle-ci a été conçue pour 1700 équivalents habitants, autant dire qu’elle est surdimensionnée par rapport à nos besoins propres, mais elle incluait un développement touristique en expansion.
Son fonctionnement est très simple. Les eaux usées du village arrivent à la STEP via un by-pass. Il faut savoir que dans les années 90, les gouttières du village étaient encore raccordées au réseau d’eaux usées et que le réseau n’était pas parfaitement étanche sur tout son circuit. Les eaux de pluies, abondantes lors des orages, parviennent encore à s’infiltrer au niveau de certains regards.
Le by-pass est l’endroit où la conduite est « décalotée », permettant au surplus d’eau de surface de s’évacuer juste avant le premier bassin de la STEP.
Dans ce premier bassin, un système à chaîne achemine les matières solides vers le dégrilleur. Son rôle, atomiser les excréments à haute pression et les évacuer avec le liquide vers le bassin décanteur/digesteur.
Les matières résiduelles qui n’ont pas été « liquéfiées » à cette étape, sont compactées et délestées dans un sac. Celui-ci, changé une fois par jour en période estivale, et une seule
fois par semaine en basse saison, est ensuite jeté aux ordures ménagères.
Une fois arrivé dans le décanteur/digesteur le liquide chargé de particules va se diviser en eaux « claires » et en boues. Les eaux « claires », qui se situent au fond du bassin, sont acheminées dans les lits de filtration tertiaire. Ceux-ci sont constitués d’une épaisse couche de sable, dont la granulométrie est réglementée, et sont plantés de roseaux. Les eaux sont déversées alternativement vers les différents bassin, en fonction d’un rythme très précis. La canalisation arrive au centre d’un chaos de pierre situé au milieu du bassin pour ensuite s’écouler sur toute sa surface. L’eau naturellement refiltrée, collectée par un drain, s’évacue ensuite par une canalisation qui se déverse dans le Naï.
Ces effluents, régulièrement testés par un laboratoire agréé, sont conformes aux normes environnementales. Et, dixit l’intervenant : « votre eau est saine, vous pouvez la boire ! ». Cette étape tertiaire n’est pas obligatoire, les eaux pourraient d’ores et déjà être rejetées dans le vallon à la sortie du décanteur/digesteur.
Quant aux particules qui s’agrègent et remontent à la surface du décanteur/digesteur, elles subissent un tout autre
traitement. Ces boues, qui stagnent au dessus du bassin, sont régulièrement humidifiées par un système automatique afin qu’une couche solide ne se forme pas. A intervalle régulier, le dégrilleur est mis en pause, les boues sont rendues à un état liquide et ensuite, via une canalisation distincte, évacuées alternativement vers l’un des lits de séchage dont la base est constituée d’une importante épaisseur de sable filtrante.
Cette année, une dalle de béton a été construite afin de transférer les boues présente dans les lits de séchage. Elles
seront recouvertes d’une bâche, afin de les protéger de l’humidité, avant qu’elles ne soient évacuées par transporteur vers un centre de traitement spécialisé. Cette opération sera réalisée dans les prochains mois, pour la première fois depuis la construction de la STEP.
Schémas directeurs de l'eau et de l'assainissement
En 2025, la commune a chargé la société CEREG de rédiger les schémas directeurs de l’eau et de l’assainissement. Le choix de la commune s’est porté sur l’entreprise CEREG, pour les 2 schémas, dans les règles d’attribution des marchés.
Le schéma directeur est non seulement une cartographie du réseau d’eau ou d’assainissement, mais aussi un document de travail énumérant les travaux à faire sur les réseaux.
Ces documents vont permettre un phasage des travaux à entreprendre pour, d’un côté, régler des problèmes structurels et de l’autre, faciliter le travail sur ces réseaux.